Et quelques Mojitos…

J’ai cru ne plus jamais émerger, ne plus jamais être moi, ne plus jamais être seule.

J’ai cru que plus rien ne serait jamais comme avant et que tout ça était définitivement derrière moi.

J’ai cru que mes amitiés allaient se distendre à force de refuser des invitations et que je me réveillerai un matin, seule.

J’ai cru que mon couple ne s’en remettrai jamais et que la fatigue allait avoir raison de notre amour.

J’ai cru que ma vie se résumerai désormais à couches-métro-boulot-couche-presque pas-dodo.

J’ai cru que je ne quitterai jamais mes vêtements de grossesse et que mon ventre resterai mou à vie.

Et puis samedi matin, on se réveille en douceur et il est neuf heures. La petite dort encore. Et elle recommence le même exploit le lendemain.

Un autre jour, on met sa culpabilité de côté et on booke la baby-sitter pour aller dîner en amoureux. Oh, pas loin, juste le resto au bout de la rue, au cas où !

Un peu plus tard on décide de leur accorder un moment père-fille et on part retrouver sa bande de vieux copain qu’on a pas vu depuis des lustres. Et on rigole comme avant. On ne pense pas trop à elle et ça fait du bien.

Un soir après le boulot, on s’autorise une séance shopping. Ce corps n’est plus le même, mais quelques kilos se sont envolés et cette petite robe ne rend pas si mal !

Enfin, on passe à l’étape ultime, aller boire des mojitos avec ses copines et refaire le monde jusqu’à deux heures du mat’. Parler d’autre chose que de bébés puisqu’elle n’en n’ont pas encore. Retrouver sa personnalité d’avant, ne plus tout voir au travers du prisme de la maternité.

Etre à nouveau une femme et non pas uniquement une mère. Se sentir jolie, avoir envie de plaire. De se payer des fous-rires à en perdre le souffle. De lâcher la pression avec des gens de confiance, qui nous voient telle qu’on est vraiment, qui ne voient pas la mère avant tout.

Prendre le temps de vivre, d’être femme, d’être soi, sans penser à la fatigue du lendemain, de l’énergie ou de la patience qu’on aura pas. Sans culpabiliser de ne pas être à 200 % disponible pour elle.

Et finalement le lendemain passe et il passe bien. La joie d’avoir passé un bon moment, le bonheur de l’amitié. Et surtout d’avoir  pu être soi, sans elle, juste pour quelques heures.

 

 

 

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3 réflexions au sujet de « Et quelques Mojitos… »

  1. Je pense même que ces lendemains se passent mieux! En nous sentant femmes et pas que mères, on gagne une énergie nouvelle qui nous booste nous, mais que nos enfants ressentent aussi. Bonus pour tout le monde!

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